« Mouvement sans terre » du Brésil et Gilets Jaunes de France

Mercredi 24 avril, en partenariat avec La Carmagnole, l’Association « Terre de Liens » a organisé une rencontre entre représentants des « Sans Terre » du Brésil et des Gilets Jaunes de Montpellier et environs.

Après la projection d’une vidéo relativisant la violence des Blackblocs et dénonçant les stratégies policières au cours du 19e acte des GJ et l’utilisation d’un arsenal répressif sans précédent en Europe, deux jeunes femmes brésiliennes, très engagées dans le mouvement des « Sans Terre », ont pris la parole.

Elles nous ont parlé de leur lutte pour se réapproprier les ressources de base ainsi que la confiance du peuple aveuglé par la propagande du pouvoir d’extrême droite relayé par les grands médias contre les « Rouges » engagés dans le mouvement des « Sans Terre ».

Gilets Jaunes de France et « Sans Terre » du Brésil ont dénoncé d’une seule voix le rôle nocif des médias nationaux dans ces deux pays.

Traduites en simultanée par un jeune universitaire français résidant à Buenos Aires et très engagé lui aussi dans le mouvement, les deux Brésiliennes ont mis en garde le peuple français en lutte à travers le mouvement des GJ d’une possible dérive des gouvernements néolibéraux comme celui de Macron qui s’acharne à discréditer et minimiser le mouvement des GJ.

Ensuite, elles ont décrit avec beaucoup d’énergie et de lucidité leur action très organisée qui s’adosse à des valeurs de gauche longtemps inscrites dans la vie politique du Brésil.

L’échange avec le public a permis aux 2 conférencières et leur compagnon interprète de préciser la ligne politique des « Sans Terre » qui s’ouvre sur l’International autour d’expériences similaires à la leur en Amérique latine et au-delà : « Caracoles » au Chiapas , Cuba, Venezuela, Canada etc …

Les deux représentants-e-s de « Terre de Liens » ont saisi l’occasion de présenter l’Association et son engagement qui va bien plus loin que l’aide (déjà précieuse) donnée aux jeunes qui souhaitent travailler la terre en toute conscience écologique et acheter des fermes ou terrains agricoles. Action qui s’inscrit dans une logique pour réconcilier ruraux et citadins en se réappropriant ensemble des éléments fondamentaux de la vie (Biens communs) dont nous privent les prédateurs qui dominent le monde par l’argent et les armes.

Rencontrer ces jeunes gens courageux, engagés malgré les risques énormes encourus au Brésil, voir les images d’un jeune vidéaste GJ soucieux de retranscrire la réalité occultée par les grands médias, entendre les propositions alternatives de « Terre de Liens », quelle belle bouffée d’oxygène  !

Simone Lopez