Alerte ! La malscience se répand aussi vite que la malbouffe !
D’apparence de plus en plus sophistiquée mais produite en masse, de plus en plus vite et de moins en moins fiable.

Interrogés de manière anonyme, 2 % des scientifiques reconnaissent avoir inventé ou falsifié des données. Soit pas moins de 140 000 chercheurs fraudeurs de par le monde.
Biologie et médecine sont, de loin, les plus touchées. Et ces fraudes manifestes ne sont rien à côté des petits arrangements avec la rigueur devenus fréquents dans les laboratoires.
Est-ce grave ? Très grave ! Car la biologie et la médecine traitent de la santé, de la vie, de la mort. Est-il acceptable que de nouveaux médicaments soient testés, et peut-être autorisés, sur la base d’expériences plus ou moins truquées ?
Comme le secteur financier, miné par ses créances irrécupérables, la littérature scientifique en biologie et en médecine, mais aussi en physique et en chimie, s’avère gangrenée par des articles toxiques.

C’est le sujet qu’aborde Nicolas Chevassus-au-Louis ans son dernier livre, “Malscience – De la fraude dans les labos” (Le Seuil – en savoir plus). Il y revient sur une série de scandales internationaux – de la thèse des frères Bogdanoff à des cas moins médiatisés mais non moins fâcheux – et se propose de réfléchir aux causes d’une telle dérive et aux moyens d’y remédier.
À la fois enquête de terrain et essai critique, il met en lumière un aspect fondamental et trop ignoré de l’évolution actuelle des pratiques scientifiques.

Nicolas Chevassus-au-Louis, docteur en biologie et historien, est journaliste, collaborateur régulier de Mediapart. Il a publié au Seuil “Savants sous l’Occupation” en 2004, “Les Briseurs de machines” en 2006 et “Un iceberg dans mon whisky” en 2009.

Cette conférence-débat se tiendra en ligne sur la web-TV de la Carmagnole le mercredi 2 décembre 20H30
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